Dallas détruit Detroit en défense

Dallas détruit Detroit en défense
Les Mavericks sont les premiers à faire chuter les Pistons cette saison grâce à une défense impitoyable (119-82). Dans l'autre affiche, les Spurs de Tony Parker ont dominé les Suns de Boris Diaw (97-91). Enorme match de LeBron James avec Cleveland...

Les Pistons pris à leur propre jeu. Car même s'il faut louer le nouveau panache offensif de Detroit, les hommes de Saunders restaient les maîtres absolus de la défense en NBA. Cette imperméabilité leur avait permis jusque-là de demeurer la seule équipe de la Ligue invaincue en 8 matches. C'était avant d'affronter Dallas, une équipe paradoxalement réputée pour son penchant vers l'attaque. Cette fois, les partenaires de Nowitzky (23 points) se sont fait violence pour forcer leur nature.

"On s'est concentrés sur la défense et les rebonds" , raconte Josh Howard (26 points) après que ses coéquipiers ont contraint les Pistons à un indigent 41% aux shoots. A l'opposé, les Texans évoluent comme dans un rêve au cours d'un premier quart-temps irréel remporté 40-16 ! Dès lors, les Pistons pouvaient dire adieu à leur série d'invincibilité. Ils ne battront donc pas leur meilleur départ (9-0) réalisé lors de la saison 1970-71.

LE JOUEUR DU JOUR : LeBron James (Cleveland Cavaliers)

Et un triple double, un ! Lebron James a ouvert son compteur dans cette catégorie de géant face aux 76ers grâce à 36 points, 11 rebonds et 10 passes. "Il est incroyable" souffle son entraîneur Mike Brown. "Il suffit de lui donner le ballon et il nous fait gagner le match". Un match placé sous le signe de l'attaque à outrance comme l'indiquent le score (123-120) et les autres performances de Hugues et d'Iverson (37 points tous les deux).

LE CHIFFRE DU JOUR : 9

Pour leur 9e match d'affilé, les New Jersey Nets n'ont pas dépassé les 50% de réussite aux tirs (44% face à Washington). Cette fois, cette maladresse n'a pas été préjudiciable au trio Carter-Kidd-Jefferson, vainqueurs des Wizards (89-83).

LES FRANCAIS :

Tony Parker contre Boris Diaw, San Antonio contre Phoenix. L'affiche a tenu ses promesses. Et les performances comparées des deux Français ont suivi la logique du match, remporté par les Spurs (97-91). Si Diaw n'a pas démérité (10 points, 4 rebonds et 5 passes), il s'est vite épuisé en deuxième période en essayant de défendre sur Duncan. Tony Parker a donc fait respecter son droit d'aînesse avec 19 points, 5 rebonds et 3 passes. Tout en rendant hommage à son compatriote : "On a eu de la chance, ça s'est joué à quelques détails. Boris progresse de match en match. Et il va encore prendre de l'expérience."

LES RESULTATS :

Philadelphie-Cleveland : 120-123
L.James (Cle) : 36 points, 11 rebonds, 10 passes
A.Iverson (Phi) : 37 points, 2 rebonds, 12 passes

San Antonio-Phoenix : 97-91
S.Nash (Pho) : 14 points, 8 rebonds, 10 passes
T.Duncan (S.A) : 24 points, 13 rebonds, 2 passes

New Jersey-Washington : 89-83
A.Jamison (Was) : 23 points, 13 rebonds, 3 passes
R.Jefferson (N.Y) : 16 points, 13 rebonds, 5 passes

Orlando-New Orleans : 95-98
C.Paul (N.O) : 21 points, 5 rebonds, 8 passes
D.Howard (Orl) : 16 points, 17 rebonds, 3 passes

Minnesota-Charlotte : 102-89
R.Felton (Cha) : 15 points, 1 rebond, 5 passes
K.Garnett (Min) : 19 points, 11 rebonds, 5 passes

Utah-Memphis : 72-80
M.Miller (Mem) : 18 points, 8 rebonds, 3 passes
D.Williams (Uta) : 21 points, 4 rebonds, 10 passes
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# Posté le lundi 21 novembre 2005 16:54

La décennie Iverson

La décennie Iverson
Mine de rien, Allen Iverson entame sa dixième saison NBA. A 30 ans, l'arrière des Sixers a toujours l'enthousiasme d'un rookie et il n'a jamais semblé aussi vaillant malgré son jeu à hauts risques. Retour sur une carrière qui défile aussi vite que ses dribbles croisés.

"J'ai souvent dû apprendre par la manière forte. Mais ces expériences m'ont aidé à devenir ce que je suis maintenant. Je me sens vraiment un homme". Ainsi parle Allen Iverson, star de la NBA, icône de la mode rap et dieu vivant à Philadelphie. "Pour rien au monde je ne jouerai ailleurs. Cette ville m'a permis d'être un meilleur joueur, une meilleure personne." A 30 ans, au moment où il termine une décennie de NBA, Iverson fait le bilan.

Un bilan ce sont d'abord des chiffres. Dix ans au sein de la même équipe, seul Kevin Garnett, pour une saison de plus, fait mieux avec les Wolves. A titre individuel, Allen Iverson en est à quatre titres de meilleur scoreur de la ligue et là, ce sont seulement trois joueurs qui ont déjà réalisé cette performance (Chamberlain, Jordan et Gervin).

Il ne lui manque qu'un titre...

Elu MVP en 2001, deux fois meilleur joueur du All-Star Game (2001, 2005), trois fois dans le cinq majeur de la Ligue (1999, 2001, 2005) et médaillé d'or avec l'équipe américaine aux J.O. de Sydney, "A.I" a quasiment tout gagné. Sauf un titre de champion. Le coup passa près en 2001 mais, en finale, les Lakers en avaient décidé autrement. Pas de bague NBA, donc, et plus de bagues du tout depuis le nouveau code vestimentaire... Dur pour l'apôtre de la breloque !

Des coups bas, Iverson en a subi depuis son arrivée en 1996 en provenance de Georgetown. Blessures, embrouilles judiciaires, problèmes avec ses différents coaches : le Sixer s'est toujours relevé. De même, son physique à dimension humaine (1,83 m et 75 kg) et son jeu de kamikaze en font une proie rêvée pour les géants des parquets. Là encore, "The Answer" ne se pose pas de questions. Il fait ce qu'il a toujours fait : il fonce. Avec les conséquences que ce jeu suppose : une adresse aux tirs plus que suspecte (41,8 % en carrière).

A en perdre Allen

Une carence qui ne suffit pas à tarir le flot d'éloges émanant des quatre coins du parquet pour fêter ces dix ans. Hommages : "C'est le plus grand athlète de tous les temps" (Eric Snow). "La première fois que je l'ai vu, j'ai su qu'il était le genre de type à tout tenter, quelque soit le prix à payer" (L. Hugues). "Il est certainement le meilleur joueur de taille normale dans toute l'histoire de la NBA" (M.Jackson).

Le temps n'a définitivement pas prise sur Iverson. Cette année encore, il affole les feuilles de stats. L'association avec Chris Webber semble enfin rodée, Philadelphie trône en tête de la division atlantique (6 victoires, 3 défaites) et son arrière est encore en tête des meilleurs marqueurs (31,9 points par match).

"Je continue juste à jouer comme je sais le faire" , commente-t-il modestement. "Quand je cesserai d'être agressif sur le terrain, je deviendrai un poids mort pour mon équipe et j'arrêterai. Mais pour le moment, je me sens toujours aussi rapide" . Il faut dire qu'Iverson sait choisir ses modèles : "Je me réfère souvent à la carrière de Michael Jordan. Plus il vieillissait, plus il progressait". Le temps file mais Iverson aussi...
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# Posté le lundi 21 novembre 2005 16:29

Débogage

Un petit problème de pc qui a nécessité un reformattage a fait que je suis un peu en retard sur les news de ce mois. J'en sui vraiment désolé je vais essayer de rattraper ces quelques jours.
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# Posté le lundi 21 novembre 2005 16:15

De bons débuts !

Aujourd'hui, Jason Richardson et Golden State ont bien entamé leur saison en écrasant Atlanta (122-97) à domicile. Mike Pietrus (20 points) a brillé. De son côté, Johan Petro, titulaire avec Seattle, s'est incliné face aux Los Angeles Clippers (93-101). Indiana, Miami et les Lakers se sont imposés.

LES FRANÇAIS :

M. Pietrus (GS) : (victoire contre Atlanta) = 20 pts en 24 minutes (6/9 aux shoots)
J. Petro (Sea) : (défaite contre les LA Clippers) = 8 pts, 5 rebds en 12 minutes

. LES RESULTATS :

Toronto-Washington : 96-99
J. Rose (Tor) = 20 points, 4 passes
A. Jamison (Was) = 29 pts, 9 rebonds

Cleveland-New Orleans : 109-87
L. James (Cle) = 31 pts, 4 passes
S. Claxton (NO) = 16 pts, 8 rebds

Orlando-Indiana : 78-90
S. Francis (Orl) = 15 pts, 9 rebds, 7 passes
J. O'Neal (Ind) = 19 pts, 7 rebds

New Jersey-Milwaukee : 96-110
M. Redd (Mil) = 41 pts, 6 rebds
V. Carter (NJ) = 25 pts, 7 rebds

Boston-New York : 114-100
P. Pierce (Bos) = 30 pts, 12 rebds
S. Marbury (NY) = 22 pts, 7 rebds

Detroit-Philadelphie : 108-88
R. Hamilton (Det) = 37 pts, 6 rebds
A. Iverson (Phi) = 31 pts, 6 passes

Minnesota-Portland : 90-86
K. Garnett (Min) = 18 pts, 7 rebds, 7 passes
D. Miles (Por) = 32 pts, 11 rebds

Memphis-Miami : 78-97
P. Gasol (Mem) = 26 pts, 12 rebds
D. Wade (Mia) = 23 pts, 10 rebds, 6 passes

Houston-Sacramento : 98-89
T. McGrady (Hou) = 23 pts, 5 rebds, 4 passes
B. Wells (Sac) = 22 pts, 18 rebds

Chicago-Charlotte : 109-105 (OT)
C. Duhon (Chi) = 18 pts, 10 rebds, 12 passes
G. Wallace (Cha) = 28 pts, 5 rebds

Utah-Dallas : 93-82
M. Okur (Uta) = 27 pts, 8 rebds
D. Nowitzki (Dal) = 16 pts, 6 rebds

Seattle-LA Clippers : 93-101
R. Allen (Sea) = 31 pts, 3 rebds
S. Cassell (LAC) = 35 pts, 11 passes

Golden State-Atlanta : 122-97
J. Richardson (GS) = 28 pts, 6 rebds
Z. Pachulia (Atl) = 13 pts, 12 rebds

Denver-LA Lakers : 97-99 (OT)
M. Camby (Den) = 19 pts, 14 rebds
K. Bryant (LAL) = 33 pts, 5 rebds, 4 passes

# Posté le jeudi 03 novembre 2005 16:44

Petit regard sur la saison à venir des Spurs

Petit regard sur la saison à venir des Spurs
Tim Duncan pourrait être le meilleur joueur de la planète. Heureusement pour les San Antonio Spurs, il n'agit pas comme s'il croyait qu'il l'était.
Le coach des Spurs, Gregg Popovich, traite sa superstar de la même manière que les autres joueurs de l'équipe. C'est pourquoi ces derniers aiment jouer pour « Pop » et c'est pourquoi Duncan et les siens font preuve d'humilité, et ils en auront besoin cette saison. Beaucoup de champions pensent qu'ils n'ont plus rien à prouver grâce à leurs victoires, et ceci peut se retourner contre eux à un moment. Pour leurs adversaires, la chance de détrôner le champion est une source de motivation importante.

Une telle complaisance ne s'accorde pas avec le caractère de ces champions, et c'est pourquoi ils sont arrivés à ce niveau, en remportant trois titres en sept saisons. Popovich sait que la saison est un marathon, et pas un sprint, alors il va probablement préserver Duncan, comme à son habitude, pour les Playoffs plutôt que de le fatiguer pendant la saison régulière. La saison dernière, Duncan affichait une baisse de temps de jeu (33.4 minutes par match), ce qui lui permit de disposer de toutes ses capacités physiques et d'être plus décisif pour les playoffs.

Pour relayer Duncan, les Spurs ont signé Fabricio Oberto, un partenaire de Manu Ginobili dans l'équipe Nationale d'Argentine. Ce joueur de 2.08 mètres était considéré comme étant l'un des meilleurs pivots évoluant dans le Championnat européen. Ses statistiques étaient alors de 14.2 points et 7.3 rebonds par match en Espagne la saison dernière. Il peut aussi bien jouer au poste de 4 (ailier fort) qu'au poste 5 (pivot).

Duncan pourra aussi compter sur le soutien de Nazr Mohammed qui participe au training camp pour la première fois cette année. La saison dernière, Mohammed est arrivé en février, quand un échange avec Malik Rose l'amena à San Antonio. Pendant les playoffs, Mohammed s'est imposé comme étant un membre incontournable pour le « 5 » de départ.

Etant donné l'amélioration de l'effectif des Spurs, il est possible qu'ils accomplissent quelque chose qu'ils n'avaient jusqu'alors jamais réalisé : remporter deux titres consécutifs.

Ils ont beau avoir déjà remporter trois titres NBA, ils vont certainement opérer avec la même volonté, et ce, à travers toute leur organisation – depuis les bureaux jusqu'aux lignes des terrains- comme s'ils n'avaient jamais rien gagné.

LES FORCES:
Mon Dieu...vous ajoutez Finley à cette attaque ainsi que Van Exel...si les Spurs pouvaient tirer le meilleur du jeu de Van Exel ne serait-ce que 7 ou 8 minutes pendant le match, ainsi que le meilleur de Finley pendant 10 minutes...La meilleure chose en ce qui concerne leur défense est qu'ils la travaillent et qu'ils la jouent chaque soir de match, pendant 48 minutes. Ils sont aussi coriaces sur la dernière action du match que sur la première. C'est constant. C'est très simple. C'est une bonne équipe, avec une solide défense basée sur un bon recrutement.

LES FAIBLESSES :
La seule faiblesse qu'ils pourraient avoir se trouve à l'intérieur d'eux mêmes...il s'agit de celle où si les joueurs ne sont pas satisfaits de leur jeu (temps de jeu, systèmes employés, joueurs sur le terrains...), cela peut nuire à l'équipe dans son ensemble. C'est pourquoi Popovich se doit d'avoir un rôle décisif au sein de cette équipe, et il est à coup sûr l'homme de la situation.

LA PHILOSOPHIE DU COACH :
Sans Tim qui est la pièce maîtresse du jeu, les Spurs ne seraient pas ce qu'ils sont. Il va attirer une foule et sera à la fois leur pain et leur beurre. Ils ont Ginobili pour les duels en un contre un et pour pénétrer. Ils ne sont pas faciles à aborder car la première chose qui vient à l'esprit des adversaires est : “comment stopper Duncan ?”. Vous pensez que tout passe par lui mais c'est faux. Il y'a des soirs où Tim peut être en haut du panier comme en bas. Si ils sont seuls et qu'ils courent, ils peuvent inscrire 10 points sans que Tim ne touche la balle.
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# Posté le mercredi 02 novembre 2005 05:15

Modifié le lundi 04 juin 2007 11:07